• Newsletter ECOSTRATEGIE N°5

    Au sommaire de ce numéro :

    Ce début d’année a été très actif chez ECOSTRATEGIE.

    • Nous avons commencé à travailler avec le Club des Entreprises du Muretin, pour préparer un salon-forum sur le développement durable. Une première date avait été proposée en juin, mais c’est finalement en octobre que se déroulera l’événement, à Portet-sur-Garonne.
    • Nous avons aussi démarré l’accompagnement d’un projet de territoire d’une charmante collectivité des Pyrénées ariégeoises, Bonac-Irazein.
    • En groupement avec d’autres cabinets de consultants, nous avons par ailleurs remporté deux appels d’offres, l’un concernant les études préalables à l’installation d’une zone d’activités entre Roques et Pinsaguel développant le concept d’écologie industrielle, l’autre dans la région PACA, pour évaluer les politiques incitatives de la région envers ses pôles de compétitivité en matière de responsabilité sociétale.
    • Nous avons aussi continué à accompagner le développement de la charte d’éco-responsabilité du Festival des Musiques de l’Âme, qui se déroulera cette année sur 14 communes au lieu de 7, dans le Pays Tolosan, et nous continuons par ailleurs à accompagner l’équipe de la commission Transports et Accessibilité du Pays Tolosan dans ses projets d’événements.
    • Nous accompagnons aussi différents porteurs de projets dans des domaines variés (bâtiment, médecine, réinsertion) dans leur recherche de financements.

    Et nous avons aussi commencé à célébrer à notre manière l’année internationale de la biodiversité, en participant à la première formation en France sur un outil appelé à se développer considérablement : l’ESR (plus d’infos ci-après).

    Nous sommes fières de pouvoir intégrer cet outil dans notre offre de conseil et d’études, car il s’insère très logiquement dans notre démarche. Participez à notre Journée Découverte, le 22 avril (voir le programme et le bulletin d'inscription).

    Regardez et diffusez cette video : http://www.storyofstuff.org/international/ C’est en anglais sous-titré, réalisé par une américaine qui parle surtout du problème vu depuis son pays, mais tellement de choses sont identiques chez nous et sur le même chemin…

    Merci à Willy Braun, de l’ESC Toulouse, d’avoir déniché cette merveille et de me l’avoir proposée.

    Patrice Valantin, directeur de Dervenn, membre comme ECOSTRATEGIE de l’Institut Inspire, a lancé depuis près d’un an un outil qui va dans le sens de la « recréation de ressources » indiquée dans les schémas de Natural Step lorsqu’on explique qu’il est possible de « ré-ouvrir les parois de l’entonnoir » : les FIPAN.

    Nous attendons les premiers bilans dans le courant de cette année. Dans cette petite interview, Patrice nous explique de quoi il s’agit :

    Pensez-vous que les entreprises ont conscience de leur impact sur la biodiversité ?

    Les entreprises ne sont que l’émanation des hommes et des femmes qui la composent. Si ceux-ci ont des valeurs et la conscience de leurs responsabilités, alors l’entreprise aura un comportement cohérent. Mais nos générations n’ont vraiment pas conscience du don permanent de la Vie et de la nature, et surtout du risque que nous courrons, en tant qu’espèce humaine, à dégrader la biosphère. En conséquence, les entreprises n’ont pas non plus conscience de ce qu’elles doivent à cette formidable machine du vivant qui fournit à profusion ses services (gratuitement en plus !). Notre mode de consommation et d’exploitation n’est pas viable à moyen terme, et il est urgent de repenser et révolutionner notre économie si nous voulons conserver notre niveau de vie et de bien-être !

    Qu’attendez-vous des FIPAN dans les années à venir ?

    Fipan C’est un outil de mutualisation des énergies afin de créer de la valeur naturelle. Ils doivent permettre la prise de conscience tout en donnant les outils nécessaire à la reconquête de la biodiversité. Les FIPAN doivent générer des centaines de millions d’euros pour la Vie, non par mendicité, crainte ou contrainte, mais parce que la Vie est une richesse. Le FIPAN est un outil de management territorial qui allie écologie naturelle et écologie humaine. Il permet ainsi d’intégrer toute les dimensions écologique, économique, culturelle, artistique, sociale… 

    Mais ce n’est qu’un outil : la valeur du travail de l’artisan dépend de l’habilité des mains qui le tiennent…

    Plus d’infos : http://www.fipan.fr/ et http://www.dervenn.com/

    Nous cherchons à réunir différents partenaires pour monter une déclinaison de ce dispositif dans la région. Contactez-nous !

     

    La « Biodiversité » à l’honneur cette année : quel rapport avec les performances de l’entreprise ?

    Le grand battage médiatique qui a eu lieu l’an dernier à propos de la conférence de Copenhague, COP15, a failli occulter le fait que la convention-cadre sur la lutte contre les changements climatiques n’est que l’une des conventions issues du dispositif de Rio en 1992 lors du « Sommet de la Terre » pour engager les Etats sur des résultats dans quatre domaines concrets : la désertification, la gestion des forêts, les changements climatiques et… la biodiversité.

    Ce dispositif de Rio, très pragmatique, a instauré une culture du résultat et de la liberté des moyens réellement novatrice dans les relations internationales, pleine de bon sens et de sagesse politique. Juste au moment où, par ailleurs, le système capitaliste à l’américaine célébrait sa victoire, donnant à penser que seul ce système a les moyens d’apporter la prospérité, le dispositif de Rio rouvrait la porte du concours des bonnes idées en matière d’organisation socio-économique en mettant en lumière la réalité et la complexité des règles du jeu : une seule planète, les mêmes besoins humains partout, une interdépendance absolue entre les choix des uns et des autres, la nécessité de gérer cette interdépendance et de passer d’une vision linéaire de l’économie à une conception circulaire fondée sur un système complexe de coopérations.

    Cette règle du jeu est expliquée dans la Déclaration de Rio, et pour stimuler l’imagination des Etats, un catalogue d’idées et de recommandations a été proposé, l’Agenda 21, pour agir dans le bon sens au 21ème siècle. Les conventions cadres sont des outils proposés aux Etats pour s’engager sur des résultats chiffrés, dans un programme avec des dates rendez-vous pour mettre en œuvre ces recommandations en respectant tous les principes de la Déclaration de Rio. D’autres thématiques ont été rattachées au dispositif de Rio, notamment la gestion des ressources de la mer, UNCLOS.

    Chacune de ces conventions-cadres fait l’objet de groupes de travail internationaux et de rencontres régulières entre les signataires, qu’on appelle des « COP » pour « conférence des parties ». En 2007 avait ainsi lieu la COP8 de la Convention sur la désertification (CDC) pour faire le bilan et définir un plan de progrès chiffré pour les 10 ans à venir. Et cette année aura lieu au Japon la COP10 de la Convention Cadre sur la Biodiversité, dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité.

    Et dans ce domaine, le bilan est triste.
    Rares sont les acteurs économiques ayant intégré l’importance vitale pour leurs activités de la santé des écosystèmes naturels et de la préservation des autres espèces vivantes qui habitent avec nous cette planète. Le lien est pourtant évident, quel que soit le secteur d’activités.

    C’est pour permettre aux entreprises de le comprendre qu’a été imaginé l’ESR.

    Outil d’évaluation des services rendus aux entreprises par les écosystèmes, il a été conçu par le WRI, le Meridian Institute et le WBCSD, à partir des résultats du Millenium Ecosystems Assessment réalisé entre 2000 et 2005 aux Nations Unies. Il a récemment été traduit en France par l’Institut Inspire avec le soutien et la contribution d’acteurs de trois entreprises françaises membres du WBCSD : EDF, GDF-Suez et Véolia Environnement.

    Cet outil a déjà été testé par plus de 150 entreprises dans le monde et en France par Vittel, Yves Rocher, Michelin et Durance (PME de cosmétique bio). Il nous a beaucoup plu car il apporte une aide précieuse pour réaliser une cartographie des parties prenantes et des risques/opportunités en mettant en lumière les dépendances de l’entreprise par rapport à la qualité de différents écosystèmes. Et de ce fait, il rend évident des choix stratégiques pour assurer la pérennité des activités.

    Pour découvrir comment appliquer cet outil au cadre de votre entreprise ou collectivité, nous proposons le 22 avril une journée de formation. Nous avons choisi pour la circonstance le cadre bucolique du village de Lavalette, à l’est de Toulouse, et l’accueil chaleureux et gourmand de « La Poterie ».

    En pièce jointe, le programme de cette journée.

    Retrouvez toutes ces dates sur notre calendrier en ligne

    • 7 avril : table ronde à l’ESC, dans le cadre des Assises Nationales Etudiantes pour le Développement Durable

      Les étudiants nous ont invités à présenter la thématique « Stratégie et Management Durable » en compagnie du Groupe La Poste.

    • 22 avril : formation ESR

    Nous proposons une journée de présentation de l’outil ESR du WRI, pour vous aider à le mettre en place dans votre organisation en toute autonomie.

    Vous nous y retrouverez pour discuter de l’utilisation des « serious game » et des pédagogies ludiques qui facilitent la mémorisation des concepts dans formations professionnelles.

    • 19 mai : lancement du numéro  du magazine « Art9 » consacré aux rapports entre l’art et le développement durable - Jardins de Compans Caffarelli et Espace Ricard

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